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Etudes et Recherches

 


Une analyse à propos des " bébés parqués dans les hôpitaux "

Fin 2015, suite à une interpellation parue dans la presse faisant état de "800 bébés parqués dans les hôpitaux", l'Administration générale de l'aide à la jeunesse a réalisé, à la demande du Ministre de l'aide à la jeunesse, Monsieur Rachid Madrane, une analyse de la situation des enfants de moins de 6 ans ayant fait l'objet d'une mesure d'hospitalisation.

Cette analyse a le mérite d'objectiver la situation de ces jeunes enfants confiés par un conseiller de l'aide à la jeunesse, un directeur de l'aide à la jeunesse ou un juge de la jeunesse, à un hôpital.

En janvier 2016, cette analyse a été enrichie d'une note complémentaire visant à quantifier le nombre d'enfants de moins de 6 ans pris en charge en hôpital pour raisons sociales et/ou dont la prise en charge en hôpital a été prolongée faute de place dans une structure plus adaptée.

Nous vous invitons à découvrir ces analyses :

- "Les enfants de moins de 6 ans ayant fait l'objet d'une mesure d'hospitalisation prise par un conseiller de l'aide à la jeunesse, un directeur de l'aide à la jeunesse ou un juge de l'aide à la jeunesse en application du décret du 4 mars 1991 ou de l'ordonnance bruxelloise du 29 avril 2004" , 23 novembre 2015

- "Les enfants de moins de 6 ans ayant fait l'objet d'une mesure d'hospitalisation entre le 1er janvier 2014 et le 16 novembre 2015 - Note complémentaire au rapport du 23 novembre 2015 relatif aux enfants de moins de 6 ans ayant fait l'objet d'une mesure d'hospitalisation - Les hospitalisations pour d'autres raisons que des problèmes de santé ou la nécessité de réaliser un bilan médico-psychologique", 11 janvier 2016


L'évaluation des situations de danger dans les services publics d'aide à la jeunesse : Quelles balises ?

Quand ils sont amenés à aider, soutenir, et prendre en charge les jeunes et leur famille, il est fréquent que les acteurs de l’aide à la jeunesse soulignent une certaine difficulté à évaluer les situations de danger auxquelles ils sont quotidiennement confrontés.

Pour appuyer l’action des professionnels, la Direction générale de l’aide à la jeunesse a donc entrepris de lancer et de piloter, dès le 1er décembre 2010, une recherche-action en vue de l'élaboration d'un référentiel de balises partagées permettant aux conseillers de l'aide à la jeunesse et aux directeurs de l'aide à la jeunesse, ainsi qu'à leurs collaborateurs (délégués en chef et délégués) d'évaluer les situations d'enfants en danger et de soutenir la prise de décisions les concernant.

Cette recherche-action, véritable enjeu pour la DGAJ, et redéfinie en « recherche-action en vue de la construction d'un référentiel de balises pour les situations d'enfants et de jeunes en danger, en vue de soutenir la décision des autorités mandantes »,  a été menée par l’asbl RTA.

La démarche de la recherche ne pouvait pas s'opérer en imaginant qu'il faille « remplir un vide » (élaborer des balises supposées manquantes) ; elle devait au contraire se proposer de rendre raison de ce qui était déjà construit à l'état pratique, de manière parfois isolée (insuffisamment diffusée) ou parcellaire (pouvant être systématisé ou développé).
C’est ce que l’asbl RTA a mis en évidence au travers de cette recherche-action.

Celle-ci a abouti, en novembre 2011, à l’élaboration d’un rapport : « L’évaluation des situations de danger dans les services publics de l’aide à la jeunesse : quelles balises ? »

Vous pouvez, d’ores et déjà, consulter ce rapport en cliquant sur le lien suivant

En outre, le 21 juin 2012, la DGAJ a entrepris de présenter les résultats et conclusions de cette recherche-action aux acteurs de terrain.
Lors de cette matinée de présentation, le rapport, mis en page, a été distribué aux participants.
Vous pouvez télécharger ce document en cliquant sur le lien suivant


 

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Diagnostic social des AMO

L'arrêté du 15 mars 1999 relatif aux conditions particulières d’agrément et d’octroi des subventions pour les services d’aide en milieu ouvert, tel que modifié en 2011, précise que « l’action communautaire de tout service AMO repose nécessairement sur un diagnostic social de la zone d’action du service réalisé conformément à une grille définie par le Ministre ayant l’Aide à la jeunesse dans ses attributions ». L’arrêté précité cite les sources de ce diagnostic et donne les balises relatives à la manière d’élaborer ce dernier.

A l'initiative de la Ministre de la jeunesse et de l'aide à la jeunesse, une démarche participative visant à identifier les éléments permettant d’outiller au mieux les AMO pour leur permettre de remplir leurs missions de diagnostic, d’interpellation et fonder leurs actions a été menée.

Pour ce faire, le Centre d’Etudes Sociologiques des Facultés Universitaires Saint-Louis a été chargé de mener une recherche visant notamment à proposer une grille minimale commune ainsi qu’un référentiel méthodologique pour aider les AMO dans l’élaboration et/ou la réactualisation de leur diagnostic social.

Il est demandé à chaque service AMO d’actualiser son diagnostic social au plus tard pour le 15 mars 2014.

Vous trouverez, ci-après, les documents utiles à cette démarche :

La Circulaire ministérielle relative à la mise en œuvre de l’arrêté du Gouvernement de la Communauté française du 15 mars 1999

Le rapport final de recherche « Le processus de prévention générale dans l’aide à la jeunesse : guide méthodologique pour la réalisation des diagnostics sociaux des services d’Aide en Milieu Ouvert (AMO) et des Conseils d’Arrondissement de l’Aide à la Jeunesse (CAAJ) »

La grille minimale commune de présentation du diagnostic social des AMO


Comprendre les mécanismes de sortie de l'Aide à la jeunesse

Le contexte

La prise en charge dans l'aide spécialisée peut être décrite comme un flux d'entrées et de sorties dans lequel interviennent, en amont, des mécanismes de prévention et de filtrage, en aval, des mécanismes de relais et, entre les deux, des modalités variées de prise en charge spécialisée.

La capacité de prise en charge spécialisée étant limitée, de même que ses perspectives d'extension, l'attention s'est portée ces dernières années sur les aménagements du système susceptibles de réduire le goulet d'étranglement à l'entrée dans la prise en charge spécialisée : celui-ci étant souvent présenté comme le symptôme majeur de ce qui "ne tourne pas rond" dans le système de prise en charge spécialisée.

Sur base des témoignages recueillis auprès des différentes autorités mandantes, l'OEJAJ avait établi, en 2004, un diagnostic des tenants et aboutissants de cet engorgement: ce diagnostic pointait les différentes causes possibles d'un tel état de fait, tant dans l'évolution sociétale globale (par exemple, l'aggravation des situations de précarité) que dans les modalités de gestion des prises en charges (par exemple, les modalités d'organisation de l'orientation vers les services de première ligne).

Pour mieux comprendre les différentes facettes de cet engorgement, il est nécessaire de s'intéresser aux mécanismes de sortie de la prise en charge spécialisée. La recherche présentée ici vise donc à compléter l'information disponible sur cet aspect comparativement moins documenté du fonctionnement du système de prise en charge en interrogeant différentes personnes ressources travaillant dans le secteur de l'aide à la jeunesse sur les modalités d'organisation des décisions de sortie du système de prise en charge spécialisée.

La recherche

La recherche a été confiée au Centre d'études sociologiques des Facultés universitaires Saint-Louis (Abraham Franssen) et a été menée en quatre phases :

  1. Objectivation du système d'entrées-sortie tel qu'il a été conçu: cadres légaux, réglementaires, institutionnels et organisationnels (cf. schéma) ;
  2. Entretiens auprès d'intervenants impliqués dans les décisions de sortie ;
  3. Observations in situ de séquences de processus de décision ;
  4. Construction d'un diagnostic partagé sur base d'une analyse en groupe.

Pour comprendre les articulations entre le système conçu et les pratiques effectives, l'analyse des processus conduisant, ou non, à une décision de sortie a été menées pour sept "scènes" correspondant aux différents stades de la prise de décision de sortie :

  1. la permanence du SAJ ;
  2. l'investigation du SAJ ;
  3. le programme d'aide du SAJ ;
  4. le Parquet (section jeunesse) ;
  5. le Tribunal de la jeunesse ;
  6. le SPJ ;
  7. la Cour d'appel (section jeunesse).

Une analyse des mécanismes et prises de décision de sorties dans d'autres secteurs de l'action sociale (gestion de sortie dans le domaine pénitentiaire) est venue élargir la perspective.

Ces différents éléments ont conduit à dégager un certain nombre de constats transversaux ainsi que des perspective d'amélioration qui se déclinent en dix recommandations.

À télécharger :


Accrochage scolaire : vers un protocole d'intervention

Une recherche-action

L’Observatoire de l’Enfance, de la Jeunesse et de l’Aide à la Jeunesse a confié à l’Unité de Didactique Générale et Intervention Educative (DGIE) de l’Université de Liège la réalisation d’une recherche-action « Comment mobiliser les ressources des acteurs afin de favoriser une prise ne charge plus rapide et plus adéquate des mineurs en situation d’absentéisme ou de décrochage scolaire ? Vers un référentiel commun » en collaboration avec les acteurs des arrondissements judiciaires de Huy, Liège, Mons et Verviers.
En 2008, la recherche-action a réuni plus de 200 acteurs dans 30 groupes de travail et le rapport final de recherche a été déposé en novembre 2008.

  • Pour accéder au résumé de la recherche, cliquez sur le lien suivant.
  • Rapport de recherche réalisé par l'Ulg : cliquez ici
  • Annexes du rapport de recherche réalisé par l'Ulg : cliquez ici

Une synthèse

Dans les arrondissements judiciaires pilotes - Mons, Liège, Huy, Verviers - les effets se font déjà sentir et la volonté existe d’améliorer et d’étendre le dispositif testé en 2008.
Pour favoriser la diffusion des résultats et la poursuite des coordinations, l’Observatoire a fait réaliser et publie une synthèse de la recherche action. Elle distingue

  • des définitions précises du décrochage scolaire;
  • un repérage exhaustif des partenaires en distinguant les sphères d'action;
  • les divers cadres déontologiques;
  • les procédures à respecter.

Les éléments constitutifs d'un protocole d'intervention sont également énoncés.

  • Pour obtenir la synthèse : cliquez ici

Des pistes d'action

Il faut souligner que les directions générales de l'Enseignement obligatoire et de l'Aide à la Jeunesse ont souhaité poursuivre la recherche-action en 2009 et 2010, avec le pilotage de l'Observatoire, afin d'énoncer les conditions de généralisation du protocole d'intervention.

Cette deuxième phase de la recherche s'est terminée en mai 2010: le rapport final de cette deuxième phase de la recherche est disponible en cliquant sur le lien suivant: Comment mobiliser les ressources des acteurs afin de favoriser une prise en charge plus rapide et plus adéquate des mineurs en situation d'absentéisme ou de décrochage scolaire ? Vers un référentiel commun

Une troisième et dernière phase

Une troisième phase de recherche (du 1er novembre 2010 au 31 octobre 2011) a vu le jour.
En effet, le travail de recherche mené en 2010 a été poursuivi, tout en l’élargissant à trois nouveaux arrondissements : Charleroi, Namur et Marche.

Cette étape a donné lieu à l'élaboration d'un nouveau rapport final téléchargeable en cliquant sur le lien suivant


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Rapport final de la recherche-action relative à la Prévention Générale sur l'arrondissement judiciaire de Charleroi

Après deux ans de recherches-actions, le Conseil d’Arrondissement de l’Aide à la Jeunesse de Charleroi vous convie à prendre connaissance de ce rapport final relatif à la Prévention Générale.

En son temps, sachant que la première mission d’un Conseil d’Arrondissement de l’Aide à la Jeunesse est de stimuler et favoriser la coordination en matière de Prévention Générale, il a semblé important de mieux approcher et comprendre cette notion qu'ils devaient mettre en oeuvre.

Il existe un avis du Conseil Communautaire de l’Aide à la Jeunesse en la matière, l’avis n° 50, qui semblait donner une philosophie d’action à la prévention générale mais sans en préciser les contours plus concrets de ce qu’elle peut représenter pour un territoire comme l’Arrondissement judiciaire
de Charleroi. C’est la raison pour laquelle a été commandité à l’ASBL « RTA », déjà à la base de l’avis n° 50, une étude en deux temps visant à affiner et préciser cette notion.

Dans un premier temps, a été préconisée la méthode de la recherche-action, qui fait « l’aller-retour» entre les opérateurs de terrain, en l’occurrence les services d’Aide en Milieu Ouvert et le travail des chercheurs, afin que celle-ci soit le plus ancrée possible dans les pratiques professionnelles de ces services.
Il s’agissait de mettre en place des processus d’analyse partagés, associant la démarche scientifique à l’expérience et les savoirs des acteurs de terrain.
Depuis l’avis n° 50 du Conseil communautaire de l’Aide à la Jeunesse, de nouveaux dispositifs locaux, ayant pour mission également la mise en oeuvre d’une prévention générale, sont apparus dans les communes. Il s’agit, plus précisément pour la Wallonie, des Plans de Cohésion Sociale (P.C.S.).

Toujours sous les modalités de la recherche-action, dans un second temps, la volonté a été de vérifier si les logiques d’action de ces P.C.S. pouvaient être non seulement compatibles mais articulées à celles des services d’Aide en Milieu Ouvert et si cela rendait compte d’une approche plus large de ce qu’est la Prévention Générale sur un territoire.

Ce travail fut fructueux et démontre qu’aujourd’hui la notion de « Prévention Générale » est intersectorielle, qu’elle n’appartient pas au seul secteur de l’Aide à la Jeunesse, que d’autres opérateurs y oeuvrent légitimement et qu’il existe réellement une concordance dans le sens de l’action pour des opérateurs issus de secteurs différents.

La recherche-action apporte des éléments de compréhension concrets et méthodologiques pour la mise en oeuvre d’une prévention dite « Générale ».

Enfin, si cette recherche-action a été menée sur l’Arrondissement Judiciaire de
Charleroi, la portée en dépasse néanmoins les limites territoriales et les conclusions, les principes que l’on peut en retirer, sont applicables à d’autres arrondissements et probablement généralisables à l’ensemble de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Pour découvrir le rapport, cliquez sur le lien suivant


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