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L'AGAJ en quelques chiffres

L'Administration générale de l'Aide à la jeunesse prend en charge les enfants en difficulté et en danger en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Les conseillers et directeurs de l'aide à la jeunesse attachés à chaque arrondissement judicaire apportent une aide personnalisée aux jeunes et aux familles.
Celle-ci doit être complémentaire ou supplétive à l'aide sociale générale. Elle se décline en suivi en famille ou en hébergement.
Les services agréés, assumant ces missions d'aide, sont contrôlés et subventionnés.
L'AGAJ accueille au sein d'institutions publiques certains jeunes en difficulté poursuivis pour des faits qualifiés infraction.
L'Aide à la Jeunesse en Fédération Wallonie-Bruxelles, c'est plus de 360 services agréés et subventionnés, dans lesquels travaillent plus de 3.500 travailleurs.
L'Aide à la Jeunesse en Fédération Wallonie-Bruxelles, c'est plus de 1.600 agents du service public répartis en 13 Services d'Aide à la Jeunesse, 13 Services de Protection Judiciaire, 6 Institutions Publiques de Protection de la Jeunesse.
Chaque année l’Aide à la jeunesse prend en charge plus de 40000 jeunes.
Parmi ceux-ci, on dénombre :
•            Plus de 38000 jeunes confrontés à une situation de difficulté ou de danger (93%) ;
•            Près de 2000 jeunes ayant commis un fait qualifié infraction (5%) ;
•            Près de 1000 jeunes confrontés à une situation de difficulté ou de danger et ayant commis un fait qualifié infraction (2%)


 

 

Les fratries prises en charge dans le cadre d’une mesure d’hébergement par un service agréé de l’Aide à la jeunesse

Le 01/11/2018, 2682 jeunes étaient pris en charge dans le cadre d’une mesure d’hébergement par un service agréé de l’Aide à la jeunesse.

Parmi ceux-ci, 1446 ne faisaient pas partie d’une fratrie et 1236 jeunes faisaient partie d’une fratrie au sein de laquelle au moins un autre de leurs frères et sœurs était également hébergé par un service agréé de l’Aide à la jeunesse.

Parmi ces 1236 jeunes, 185 (15 %) n’étaient pas hébergés au même endroit qu’un autre membre de leur fratrie et 1051 (85 %) étaient hébergés dans le même service qu’au moins un autre de leurs frères et sœurs.

Si 15 % des jeunes sont séparés de leurs frères et/ou sœurs lors d’un hébergement, il s’agit dans beaucoup de cas de mesures provisoires. En effet, le manque de places disponibles dans les institutions complique le regroupement des fratries. Par conséquent, dans un premier temps, lorsque l’éloignement des enfants de leur milieu de vie revêt un caractère urgent, des solutions doivent elles aussi être trouvées dans l’urgence. Cependant, l’objectif est de regrouper les frères et sœurs dès que possible.

Cette préoccupation de la part des autorités mandantes de ne pas séparer les frères et sœurs s’inscrit dans les principes généraux du décret du 4 mars 1991 (Art. 9) et du décret du 18 janvier 2018 portant le code de la prévention, de l’aide à la jeunesse et de la protection de la jeunesse (Art. 25 et 42).

Le nouveau code prévoit ainsi que lorsque l’intérêt de l’enfant exige qu’il soit éloigné de son milieu de vie, l’autorité mandante compétente « envisage de le confier dans l’ordre de priorité suivant:

1° à un membre de sa famille ou à un de ses familiers ;

2° à un accueillant familial qui n’est ni un membre de sa famille ni un de ses familiers ;

3° à un établissement approprié en vue de son éducation ou de son traitement. » (Art. 25 et 42).

L’autorité mandante « veille également, sauf si cela n’est pas possible ou si l’intérêt de l’enfant s’y oppose, à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses frères et sœurs » (Art 25 et 42). 

Pourcentage de jeunes hébergés dans le même service qu’au moins un membre de leur fratrie le 01/11/2018

Source : MFWB - Administration générale de l’Aide à la jeunesse - Direction des méthodes, de la recherche, de la formation et des statistiques ; Base de données IMAJ (extraction 13/11/2018)


 

 

Focus sur les prises en charge dans l’arrondissement de Bruxelles

Les jeunes bruxellois représentent 20 % des jeunes pris en charge en Fédération Wallonie-Bruxelles. Voici quelques chiffres clés portant sur les années 2016 et 2017, décrivant les prises en charge ainsi que les types d’aide qui sont apportés à ces jeunes. Vous trouverez le focus en cliquant ici,


 

 

Les motifs d’intervention auprès des jeunes en difficulté ou en danger en 2017

Sachant qu’un même jeune peut être pris en charge pour plusieurs motifs, l’analyse de ces motifs d’intervention montre que :

-       Deux jeunes sur cinq sont pris en charge en raison de difficultés personnelles (10.524 jeunes, soit 40% des jeunes en difficulté ou en danger pour lesquels un motif d’intervention est encodé).

Parmi ces jeunes :

·         plus de deux sur cinq, 43,9 % (4.7623 jeunes) présentent des difficultés psychologiques.

·         deux sur cinq, soit 41,1 % (4.326 jeunes), ont des problèmes liés à leur scolarité, essentiellement de l’absentéisme scolaire ;

·         deux sur cinq, soit 38,9 % (4.096 jeunes), sont pris en charge pour des problèmes de comportement (refus de l’autorité, intolérance à la frustration, violence physique…) ;

 

-       Plus d’un tiers des jeunes sont pris en charge en raison des difficultés personnelles de leurs parents (9.021 jeunes, soit 34,3% des jeunes en difficulté ou en danger pour lesquels un motif d’intervention est encodé).

Parmi ces jeunes :

·         plus de deux sur cinq, soit 43,1 % (3.886 jeunes), sont en difficulté ou en danger en raison des problèmes psychologiques de leurs parents (mal-être à connotation dépressive, problème de nature psychiatrique) ;

·         trois sur dix, soit 32 % (32.883 jeunes), sont confrontés à des parents ayant un problème d’assuétude, essentiellement de l’alcoolisme et dans une moindre mesure, des problèmes de toxicomanie.

-       Trois jeunes sur dix sont pris en charge pour maltraitance ou suspicion de maltraitance (7.559 jeunes, soit 28,8% des jeunes en difficulté ou en danger pour lesquels un motif d’intervention est encodé).

Parmi ces jeunes :

·         deux tiers, soit 63,7 % (4.812 jeunes), sont pris en charge pour négligence grave ;

·         plus d’un quart, soit 27,1 % (2.050 jeunes), sont pris en charge pour suspicion de maltraitance physique ou maltraitance physique avérée ;

·         un sur six, soit 19,4 % (1.469 jeunes), est pris en charge pour suspicion de maltraitance psychologique ou maltraitance psychologique avérée ;

·         un sur dix, soit 10,7 % (810 jeunes), est pris en charge pour suspicion de maltraitance sexuelle ou maltraitance sexuelle avérée.

 

-       Trois jeunes sur dix sont pris en charge en raison de difficultés relationnelles graves entre adultes au sein de leur famille (7.552 jeunes, soit 28,7% des jeunes en difficulté ou en danger pour lesquels un motif d’intervention est encodé).

Parmi ces jeunes :

·         trois sur dix (33,1 %) sont confrontés à de la violence intrafamiliale (2.502 jeunes). Il s’agit essentiellement de violence conjugale. 

-       Trois jeunes sur dix sont pris en charge en raison des difficultés de leurs parents à assumer leur rôle parental (6.954 jeunes, soit 26,5 % des jeunes en difficulté ou en danger pour lesquels un motif d’intervention est encodé).

Parmi ces jeunes :

·         dans deux tiers des cas, soit 63,3 % (4.401 jeunes), les parents sont dépassés et n’arrivent plus à faire preuve d’autorité par rapport à leur enfant ;

·         dans un tiers des cas, soit 30,9 % (2.152 jeunes), les parents ont des attitudes éducatives inadéquates (incohérences éducatives…). 

-       Un jeune sur dix est pris en charge en raison de difficultés matérielles et financières de sa famille (2.751 jeunes, soit 10,5 % des jeunes en difficulté ou en danger pour lesquels un motif d’intervention est encodé). Dans plus de la moitié des cas, soit 59,9 % (1.648 jeunes), c’est un problème de logement qui est évoqué (absence de logement, insalubrité, exiguïté…).

 Notes :

En 2017, l’Administration générale de l’Aide à la jeunesse dispose des informations relatives aux motifs d’intervention pour 26.279 jeunes, soit 62,7% des 41.915 jeunes en difficulté ou en danger. 

Les motifs d’intervention sont stables d’une année à l’autre. La structure des difficultés rencontrées par les jeunes ne changent pas. 

Note méthodologique :

Calcul(s) : tous les motifs d’intervention des jeunes pris en charge en 2017 sont pris en compte. Un jeune peut être pris en charge pour un ou plusieurs motifs.

 Source(s) :

·         MFWB - Administration générale de l’Aide à la jeunesse - Direction des méthodes, de la recherche, de la formation et des statistiques ; Base de données IMAJ (extraction 29 juin 2018)

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